


Blessures & blocages
Hypnose, blessures et blocages :
comprendre ce qui nous empêche d'avancer
Il arrive que nous ayons parfaitement conscience de ce que nous aimerions changer, sans parvenir pour autant à le faire.
Prendre une décision, oser quelque chose de nouveau, sortir d'un fonctionnement qui ne nous convient plus, réagir autrement dans certaines situations… Nous savons parfois très bien ce que nous voudrions, mais quelque chose semble nous retenir.
Nous pouvons alors avoir le sentiment de tourner en rond, de reproduire les mêmes schémas ou de nous heurter régulièrement aux mêmes difficultés.
Comme si une partie de nous souhaitait avancer, tandis qu'une autre nous ramenait toujours au même endroit.
Et si ce que nous appelons un blocage n'était pas simplement un obstacle à supprimer, mais aussi un fonctionnement à comprendre ?
Dans mon approche de l'hypnose, je m'intéresse particulièrement à ces mécanismes qui semblent nous limiter, aux représentations qui les accompagnent et aux différentes intentions qui peuvent parfois coexister en nous.
Je vous accueille dans mon cabinet à Paris 17, ainsi qu'en visioconférence, pour explorer ces difficultés et travailler à retrouver davantage de liberté dans votre manière de fonctionner.
Qu'appelle-t-on un blocage psychologique ?
Le terme « blocage » est souvent utilisé pour décrire une situation dans laquelle nous avons le sentiment de ne pas parvenir à agir, à décider ou à évoluer comme nous le souhaiterions.
Il ne correspond pas à un diagnostic médical précis.
Un blocage peut prendre différentes formes : une difficulté à faire un choix, une tendance à remettre certaines choses à plus tard, une réaction qui se répète, une appréhension difficile à dépasser ou encore le sentiment de rester enfermé dans une manière de fonctionner.
Parfois, nous identifions clairement ce qui nous retient. D'autres fois, nous avons simplement l'impression que quelque chose se joue malgré nous.
Ce qui m'intéresse, ce n'est pas uniquement le comportement visible, mais l'ensemble de l'expérience qui l'accompagne.
Qu'est-ce qui se passe au moment où vous souhaitez agir ? Quelles pensées apparaissent ? Quelles sensations ressentez-vous ? Qu'imaginez-vous qu'il pourrait se produire ?
Comprendre un blocage, c'est commencer à observer comment il fonctionne plutôt que de se demander uniquement pourquoi il existe.
Pourquoi reproduisons-nous parfois les mêmes schémas ?
Au fil de notre histoire, nous développons des manières de penser, d'interpréter les situations et de réagir à ce qui nous entoure.
Ces apprentissages nous permettent de nous adapter à notre environnement.
Certaines stratégies continuent de nous être utiles pendant longtemps. D'autres peuvent devenir moins adaptées à notre situation actuelle.
Nous pouvons, par exemple, avoir appris à éviter les conflits, à anticiper systématiquement les difficultés, à nous montrer particulièrement exigeants envers nous-mêmes ou à rechercher constamment des garanties avant d'agir.
Ces fonctionnements peuvent avoir été utiles dans certains contextes.
Mais lorsqu'ils se répètent de manière automatique, ils peuvent finir par limiter nos possibilités.
Une stratégie qui nous protégeait autrefois peut ainsi devenir contraignante aujourd'hui.
Cela ne signifie pas que tous nos comportements trouvent leur origine dans un événement ancien ou qu'il existe nécessairement une cause cachée à découvrir.
L'enjeu est plutôt d'identifier les mécanismes qui se répètent et de comprendre dans quelles situations ils continuent de s'activer.
Quand une protection devient une limite
Il arrive qu'un comportement qui nous pose problème remplisse également une fonction de protection.
Éviter une situation peut permettre de ne pas ressentir une peur. Ne pas prendre de décision peut préserver de la possibilité de se tromper. Rester dans un fonctionnement familier peut donner une impression de sécurité, même lorsque celui-ci ne nous convient plus.
Dans ces situations, une difficulté peut sembler répondre à deux intentions contradictoires.
Nous souhaitons changer, mais nous souhaitons également éviter ce que ce changement pourrait impliquer.
Plutôt que de considérer cette contradiction comme une faiblesse, nous pouvons chercher à comprendre ce qui se joue.
Qu'est-ce que ce fonctionnement cherche à éviter ? Que permet-il de préserver ? Et de quoi auriez-vous besoin pour pouvoir agir autrement ?
Ces questions ne supposent pas que chaque blocage possède une intention positive cachée.
Elles permettent simplement d'explorer les fonctions possibles d'un comportement et les besoins auxquels il peut être associé.
Le travail peut alors consister à rechercher d'autres manières de répondre à ces besoins, sans conserver nécessairement les mêmes limitations.
Les croyances limitantes : quand notre manière de penser réduit nos possibilités
Certaines difficultés sont étroitement liées aux convictions que nous avons développées sur nous-mêmes, sur les autres ou sur le monde.
« Je ne suis pas capable. »
« Je vais forcément échouer. »
« Si je fais une erreur, tout va s'effondrer. »
« Je dois réussir parfaitement pour être à la hauteur. »
Ces pensées peuvent parfois être vécues comme des évidences, alors qu'elles correspondent à des interprétations construites à partir de nos expériences.
Elles peuvent influencer la manière dont nous anticipons une situation, les possibilités que nous envisageons et les décisions que nous prenons.
Une croyance limitante n'est pas nécessairement une pensée fausse qu'il suffirait de remplacer par une pensée positive.
Elle peut être profondément ancrée dans notre manière de percevoir certaines expériences.
En séance, nous pouvons nous intéresser à la façon dont cette conviction fonctionne.
Dans quelles situations apparaît-elle ? Quelles images ou sensations lui sont associées ? Que vous amène-t-elle à faire ou à éviter ? Existe-t-il des moments où vous ne fonctionnez pas de cette manière ?
L'objectif n'est pas de vous convaincre artificiellement que tout est possible.
Il s'agit plutôt d'explorer la possibilité de construire une perception plus nuancée et plus souple de vous-même et de vos capacités.
Une partie de soi veut avancer, une autre semble résister
Nous ne sommes pas toujours traversés par une seule intention.
Il arrive que nous souhaitions simultanément deux choses qui semblent incompatibles.
Vouloir changer et avoir peur de perdre ses repères.
Souhaiter prendre davantage de place et craindre le regard des autres.
Avoir envie de s'engager dans un projet et redouter les conséquences d'un éventuel échec.
Ces mouvements peuvent donner l'impression d'être en conflit avec soi-même.
Dans mon approche, nous pouvons parfois utiliser l'imaginaire pour représenter ces différentes intentions comme des parties de soi.
Il s'agit d'une manière symbolique d'explorer une expérience intérieure, et non de considérer ces parties comme des entités indépendantes.
Nous pouvons chercher à comprendre ce que chacune exprime, ce qu'elle cherche à préserver et ce dont elle aurait besoin pour évoluer.
Parfois, ce travail permet de faire émerger une nouvelle perspective qui rassemble certains besoins jusque-là perçus comme incompatibles.
D'autres fois, il ne s'agit pas de fusionner ces mouvements, mais simplement de leur permettre de coexister plus sereinement.
L'objectif n'est pas nécessairement de faire disparaître une contradiction, mais de retrouver la possibilité de choisir malgré elle.
Les blessures du passé influencent-elles nécessairement notre présent ?
Certaines expériences difficiles peuvent laisser une empreinte durable sur la manière dont nous nous percevons et réagissons à certaines situations.
Un rejet, une humiliation, une relation douloureuse, un échec marquant ou une période d'insécurité peuvent parfois contribuer à façonner nos attentes et nos réactions.
Il arrive ainsi qu'une situation actuelle réactive des sensations ou des représentations associées à des expériences antérieures.
Mais il serait réducteur de considérer que toutes nos difficultés présentes proviennent nécessairement d'une blessure ancienne.
Nous ne sommes pas uniquement le produit de notre passé.
Dans mon accompagnement, nous pouvons nous intéresser aux expériences qui ont contribué à construire certains fonctionnements, lorsque cela semble pertinent.
Cependant, il n'est pas toujours nécessaire de retrouver l'origine d'un blocage pour commencer à travailler sur la manière dont il se manifeste aujourd'hui.
Nous pouvons aussi explorer les réactions actuelles, les représentations qui les accompagnent et les possibilités de changement.
L'hypnose n'est pas un moyen fiable de retrouver des souvenirs supposément oubliés. Les images ou souvenirs qui émergent pendant une séance ne doivent pas être considérés comme des preuves d'événements passés.
Comment l'hypnose peut-elle accompagner les blocages et les schémas répétitifs ?
L'hypnose permet d'explorer certaines expériences en mobilisant l'attention, les sensations, l'imaginaire et les représentations intérieures.
Dans le cadre d'un accompagnement autour des blocages, elle peut notamment être utilisée pour observer autrement une situation, expérimenter de nouvelles perspectives ou mobiliser des ressources.
Nous pouvons, par exemple, nous intéresser à la manière dont vous vous représentez une difficulté.
Est-elle associée à une image ? À une sensation corporelle ? À une anticipation particulière ? À une impression de distance, de poids ou de mouvement ?
Ces représentations constituent parfois des points d'appui pour explorer la manière dont une expérience pourrait évoluer.
Le travail peut également s'appuyer sur les contradictions intérieures, les croyances ou les réactions qui semblent se répéter.
Il ne s'agit pas de reprogrammer le cerveau ou d'effacer une expérience passée.
L'objectif est d'expérimenter d'autres manières de percevoir une situation et de réagir, afin que ce qui semblait figé puisse progressivement retrouver davantage de souplesse.
Les résultats possibles dépendent de la nature des difficultés rencontrées. L'hypnose ne constitue pas un traitement validé pour l'ensemble des problématiques regroupées sous le terme de « blocages ».
Et si le problème n'était pas de manquer de volonté ?
Lorsque nous n'arrivons pas à changer un comportement, nous pouvons rapidement en conclure que nous manquons de motivation ou de détermination.
Nous nous demandons alors pourquoi nous n'arrivons pas à faire ce qui nous semble pourtant évident.
Mais vouloir changer et parvenir à changer ne sont pas toujours deux choses équivalentes.
Certaines réactions sont devenues familières, certaines situations déclenchent des anticipations difficiles et certains fonctionnements peuvent procurer une forme de sécurité.
Dans ces conditions, se demander simplement d'être plus volontaire ne suffit pas nécessairement.
Il peut être plus intéressant d'explorer ce qui rend le changement difficile.
Qu'est-ce qui se passe au moment où vous essayez d'agir autrement ? Qu'est-ce qui vous ramène vers votre fonctionnement habituel ? Qu'est-ce qui pourrait rendre une autre réponse plus accessible ?
Cette exploration permet de sortir d'une lecture uniquement fondée sur la volonté.
Elle ouvre la possibilité de travailler sur les mécanismes qui entretiennent la difficulté.
Retrouver de la flexibilité plutôt que devenir quelqu'un d'autre
C'est probablement l'une des idées les plus importantes dans ma manière d'envisager l'accompagnement.
Il ne s'agit pas de devenir une personne totalement différente ni de supprimer toutes les réactions qui nous déplaisent.
Un comportement peut être utile dans certaines situations et beaucoup moins adapté dans d'autres.
La prudence peut être précieuse lorsqu'un danger est réel, mais devenir limitante lorsqu'elle nous empêche systématiquement d'essayer quelque chose de nouveau.
L'exigence peut soutenir un projet, mais devenir épuisante lorsqu'elle ne laisse aucune place à l'erreur.
L'objectif n'est donc pas nécessairement de supprimer ces manières de fonctionner.
Il peut plutôt consister à retrouver la possibilité de les utiliser lorsqu'elles sont pertinentes, sans y rester enfermé.
C'est ce que j'aime appeler un travail autour de la flexibilité : élargir progressivement notre manière de penser, de ressentir et d'agir.
Plus nous disposons de réponses possibles, moins nous sommes contraints de reproduire systématiquement les mêmes réactions.
Comment se déroule une séance d'hypnose autour des blessures et des blocages ?
La première séance commence par un temps d'échange.
Nous prenons le temps de comprendre ce qui vous amène, les difficultés que vous rencontrez et les situations dans lesquelles vous avez le sentiment de rester bloqué.e.
Je m'intéresse notamment à ce que vous souhaitez faire évoluer, aux réactions qui se répètent et à la manière dont vous vivez ces expériences.
Nous pouvons également explorer ce que vous avez déjà essayé, ce qui vous a aidé par le passé et les ressources dont vous disposez.
Le travail hypnotique se construit ensuite à partir de votre fonctionnement particulier.
Il peut s'appuyer sur les sensations, les représentations intérieures, les croyances, les différentes intentions qui semblent coexister ou les ressources que nous identifions ensemble.
Il n'existe pas de protocole identique pour toutes les personnes.
Nous avançons à votre rythme, en adaptant les propositions à votre demande et à ce qui émerge pendant les séances.
Faut-il revivre une expérience douloureuse pour dépasser un blocage ?
Non.
Il n'est pas nécessaire de revivre une expérience difficile ou traumatique pour travailler sur une réaction actuelle.
Dans certains accompagnements, évoquer des événements passés peut apporter des éléments de compréhension, mais cela ne constitue pas une obligation.
Nous pouvons également travailler à partir de votre expérience présente, des sensations qui l'accompagnent ou des ressources que vous souhaitez développer.
Lorsqu'une personne a vécu un traumatisme, il est particulièrement important d'adapter l'accompagnement et de respecter ses capacités de régulation.
Certaines situations nécessitent une prise en charge spécialisée en psychotraumatologie.
L'hypnose ne remplace pas les traitements recommandés pour les troubles liés au traumatisme et ne doit pas être utilisée pour rechercher ou confirmer des souvenirs supposément enfouis.
Peut-on dépasser un blocage en une seule séance d'hypnose ?
Il n'existe pas de réponse universelle.
Certaines personnes peuvent observer des changements relativement rapides dans leur manière de percevoir une situation ou d'y réagir.
D'autres difficultés nécessitent un travail plus progressif, notamment lorsqu'elles s'inscrivent dans des fonctionnements anciens ou s'accompagnent d'une souffrance psychologique importante.
Je ne considère pas l'hypnose comme une technique permettant de supprimer instantanément un blocage.
L'accompagnement se construit en fonction de votre situation, de votre objectif et de la manière dont le travail évolue.
Aucun résultat ni nombre de séances ne peut être garanti.
L'hypnose peut-elle remplacer une psychothérapie ?
Non.
L'hypnose peut être envisagée comme une démarche d'accompagnement complémentaire, mais elle ne remplace pas une prise en charge psychologique, psychiatrique ou médicale lorsqu'elle est nécessaire.
Certaines difficultés décrites comme des « blessures » ou des « blocages » peuvent être associées à des troubles anxieux, dépressifs, traumatiques ou à d'autres problématiques nécessitant une évaluation et un traitement adaptés.
Je ne pose pas de diagnostic et ne modifie ni n'interromps aucun traitement médical ou psychothérapeutique.
Lorsque la situation le nécessite, je peux vous inviter à vous rapprocher d'un professionnel de santé compétent.
Prendre rendez-vous pour un accompagnement en hypnose
Si vous avez le sentiment de reproduire certains schémas, de rester bloqué.e face à une situation ou de ne pas parvenir à faire évoluer un fonctionnement qui vous limite, nous pouvons prendre le temps d'explorer ensemble votre expérience.
Je vous accueille dans mon cabinet situé au 64 rue de Tocqueville, Paris 17e, ainsi qu'en visioconférence.
Chaque accompagnement est personnalisé et construit à partir de votre histoire, de vos ressources et de ce que vous souhaitez voir évoluer.
